IndiciumIndicium
Connexion
← Retour au blog
Background Checks für HR, Legal und Compliance

Aus öffentlichen Risikosignalen werden belastbare Entscheidungen.

Indicium unterstützt regulierte Teams beim Screening von Kandidaten, Gegenparteien und sensiblen Positionen — mit datierten Quellen, menschlicher Prüfung und Reports, die Ihre Rechtsabteilung verteidigen kann.

sanctions-screening

Screening des sanctions : listes UE vs OFAC vs ONU expliquées

Différences entre listes UE, OFAC et ONU : quand utiliser laquelle et comment éviter les faux positifs en screening.

Le screening des sanctions n’est pas une option. Que vous soyez une banque qui accueille un client entreprise, un cabinet de chasse de tête qui place un directeur financier, ou un family office qui vérifie un nouveau conseiller, vous devez savoir quelles listes vérifier, quand chacune s’applique, et comment documenter que vous l’avez fait correctement.

Le problème : il n’existe pas de « liste de sanctions » unique. Il existe au moins trois grands régimes — l’Union européenne, l’Office of Foreign Assets Control (OFAC) des États-Unis et le Conseil de sécurité des Nations unies — plus des listes nationales comme le SECO en Suisse. Chacun a des champs d’application différents, des bases juridiques différentes et des conséquences différentes en cas de correspondance manquée.

Ce guide explique les différences, quand chaque liste compte et comment bâtir un processus de screening qui résiste à un audit.

Les trois grands régimes de sanctions

Union européenne (UE)

Base juridique : Politique étrangère et de sécurité commune (PESC), mise en œuvre par des règlements du Conseil.

Champ d’application : s’applique à toutes les personnes et entités de l’UE et à toute personne faisant des affaires dans l’UE. Cela inclut les filiales européennes d’entreprises non européennes.

Listes : l’UE tient des listes consolidées de personnes, groupes et entités soumis à des sanctions financières. Celles-ci comprennent des gels des avoirs, des interdictions de voyage et des embargos sur les armes.

Point clé : si vous êtes une entité de l’UE ou avez des activités dans l’UE, les sanctions de l’UE sont obligatoires. Les listes sont mises à jour fréquemment — parfois quotidiennement — et vous êtes tenu de contrôler par rapport à la version en vigueur.

OFAC des États-Unis

Base juridique : programmes de sanctions américains en vertu de l’International Emergency Economic Powers Act (IEEPA), du Trading with the Enemy Act (TWEA) et d’autres textes.

Champ d’application : s’applique aux personnes américaines, aux entités constituées en vertu du droit américain et — de manière cruciale — aux transactions ayant un lien avec les États-Unis. Cela inclut le clearing en USD, les marchandises d’origine américaine et les institutions financières américaines.

Listes : l’OFAC tient la liste des Specially Designated Nationals (SDN), la liste consolidée des sanctions et diverses listes spécifiques à des programmes (par exemple Iran, Russie, Corée du Nord).

Point clé : l’OFAC a une portée extraterritoriale. Une banque allemande qui traite des paiements en USD pour un client suisse peut faire face à des mesures d’exécution américaines si le client figure sur la liste SDN. C’est pourquoi de nombreuses entreprises non américaines contrôlent l’OFAC même sans y être légalement tenues.

Conseil de sécurité des Nations unies

Base juridique : Chapitre VII de la Charte des Nations unies, mis en œuvre par des résolutions du Conseil de sécurité.

Champ d’application : les sanctions de l’ONU lient tous les États membres de l’ONU. Chaque État membre les met en œuvre par sa législation nationale.

Listes : la liste consolidée du Conseil de sécurité de l’ONU couvre tous les régimes de sanctions actifs (par exemple EIIL/Al-Qaïda, Taliban, RPDC, Libye).

Point clé : les sanctions de l’ONU sont la base de référence. Si une personne figure sur la liste de l’ONU, elle est en pratique sanctionnée partout. Cependant, la liste de l’ONU est plus étroite que les listes de l’UE ou de l’OFAC — de nombreuses désignations de l’UE et des États-Unis vont au-delà des exigences de l’ONU.

Quand chaque liste s’applique-t-elle ?

Situation UE OFAC ONU
Banque de l’UE accueillant un client entreprise Requis Recommandé (si USD impliqués) Requis
Chasseur de tête suisse plaçant un CFO en Allemagne Requis Recommandé Requis
Fonds de capital-investissement américain acquérant une société allemande Requis Requis Requis
Family office à Zurich vérifiant un nouveau conseiller Recommandé Recommandé Requis
Fabricant allemand exportant vers la Turquie Requis Requis (si USD ou marchandises américaines) Requis

La règle pratique : contrôler UE + OFAC + ONU pour toute activité transfrontalière. Ajouter le SECO pour un lien suisse. Ajouter les listes nationales (par exemple OFSI au Royaume-Uni, Tracfin en France) si vous avez une exposition juridictionnelle spécifique.

Comment bâtir un processus de screening défendable

1. Contrôler à l’entrée en relation et périodiquement

Un contrôle unique à l’entrée en relation ne suffit pas. Les listes de sanctions changent. Un client qui était propre en janvier peut être désigné en mars. Bonne pratique : contrôler à l’entrée en relation, puis re-contrôler chaque trimestre ou en cas d’événement déclencheur (nouveau bénéficiaire effectif, nouvelle juridiction, signalement de médias négatifs).

2. Utiliser une correspondance floue (fuzzy matching), pas une correspondance exacte

Les noms sont translittérés différemment. « Mohammed » contre « Muhammad » contre « Mohamed ». Un bon outil de screening utilise des algorithmes de correspondance floue pour attraper les variantes. Mais la correspondance floue génère des faux positifs. Vous avez besoin d’un processus documenté pour les résoudre.

3. Documenter chaque décision

Lorsque vous obtenez une correspondance potentielle, vous devez documenter : quelle était la correspondance, pourquoi vous avez conclu qu’il s’agissait d’un faux positif (ou d’une vraie correspondance), qui a pris la décision et quand. C’est cette documentation que les autorités de contrôle demandent.

4. Contrôler les bénéficiaires effectifs, pas seulement l’entité

Si vous accueillez une entreprise, vous devez contrôler ses bénéficiaires effectifs (en général toute personne détenant 25 % ou plus du capital ou du contrôle). Une entreprise propre avec un BÉ sanctionné est une violation des sanctions.

5. Disposer d’un processus d’escalade

Que se passe-t-il en cas de vraie correspondance ? Qui décide de mettre fin à la relation ? Que dites-vous au client ? Ces décisions doivent être documentées et cohérentes.

Erreurs courantes

  • Ne contrôler que l’entité, pas les BÉ : c’est la lacune la plus courante. Les autorités de contrôle attendent un contrôle des BÉ.
  • Utiliser des listes obsolètes : les listes de sanctions changent quotidiennement. Utiliser une liste du mois dernier est un échec de conformité.
  • Aucune documentation des faux positifs : « c’était un faux positif » ne suffit pas. Vous devez montrer votre raisonnement.
  • Ignorer l’OFAC parce que « nous ne sommes pas une société américaine » : si vous touchez aux USD, aux marchandises américaines ou aux institutions financières américaines, l’OFAC s’applique.
  • Pas de re-contrôle périodique : un contrôle à la seule entrée en relation manque les désignations intervenues après l’entrée en relation.

À quoi ressemble un rapport défendable

Un rapport de screening des sanctions défendable comprend :

  • Les listes contrôlées (UE, OFAC, ONU, SECO, autres)
  • La date des versions de listes utilisées
  • Les termes de recherche et la logique de correspondance
  • Toutes les correspondances potentielles identifiées
  • La résolution de chaque correspondance (faux positif / vraie correspondance / escalade)
  • Le nom de la personne ayant pris la décision finale
  • La date de la décision

C’est ce que les auditeurs et les autorités de contrôle attendent. Pas une capture d’écran d’une requête de base de données — une trace de décisions documentée.

En résumé

Le screening des sanctions est complexe parce qu’il n’existe pas de liste unique. L’UE, l’OFAC et l’ONU ont chacun des champs d’application et des bases juridiques différents. L’approche pratique : contrôler les trois, tout documenter, re-contrôler périodiquement et disposer d’un processus d’escalade clair pour les vraies correspondances.

Le coût d’une erreur : amendes, atteinte à la réputation et, dans certains cas, responsabilité pénale. Le coût d’une bonne mise en œuvre : un processus documenté qui prend quelques minutes par dossier et résiste à tout audit.

Cet article fournit des informations générales et ne constitue pas un conseil juridique. Pour des questions de conformité spécifiques, consultez un conseiller juridique qualifié.

Du lecture à l'action ?

Voyez comment un rapport de risque auditable est créé — du nom au résultat en minutes, pas en semaines.

Réserver une démo Voir un rapport d'exemple