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LkSG 2026 et CSDDD : ce qui s'applique désormais au screening des fournisseurs

Modification du LkSG et CSDDD reportée : les obligations de diligence persistent — et ce qui s'applique réellement à votre due diligence fournisseurs en 2026.

Quiconque lit la modification du LkSG comme un feu vert pour abandonner la due diligence fournisseurs se trompe : la réforme supprime l’obligation de rapport et la majeure partie des dispositions en matière d’amendes — mais les obligations matérielles de diligence des §§ 3 à 10 LkSG (loi allemande sur les obligations de diligence des entreprises dans les chaînes d’approvisionnement) subsistent, et les violations graves restent sanctionnables. En parallèle, la directive européenne CSDDD (Corporate Sustainability Due Diligence Directive) a été reportée et élargie de manière restrictive, mais pas abrogée : le délai de transposition court jusqu’au 26 juillet 2028, et les obligations s’appliquent à compter du 26 juillet 2029. Quiconque démantèle aujourd’hui son screening des tiers devra le reconstruire à grands frais dans deux ans.

La modification du LkSG : ce qui est supprimé — et ce qui subsiste

Le cabinet fédéral a adopté la modification le 3 septembre 2025 ; la première lecture au Bundestag a eu lieu en janvier 2026, de sorte que la procédure législative n’est pas encore achevée. La forme de l’allègement est néanmoins claire : l’obligation annuelle de rapport et la majorité des dispositions en matière d’amendes doivent être supprimées. Les obligations essentielles, en revanche, doivent être maintenues sans changement :

  • l’analyse des risques le long de votre propre chaîne d’approvisionnement,
  • les mesures de prévention et de remédiation lorsque des risques et des violations sont identifiés,
  • la procédure de réclamation pour les personnes concernées,
  • la documentation des processus de diligence — même sans format de rapport.

En pratique, cela signifie : la superstructure administrative se réduit, l’obligation matérielle de connaître ses propres fournisseurs subsiste. Et pour les violations graves, le cadre de sanctions reste en place — la réforme est une dé-bureaucratisation, non une dé-obligation. Jusqu’à la promulgation du texte définitif, le droit en vigueur continue de s’appliquer en tout état de cause ; quiconque réduit ses processus aujourd’hui le fait sur la base d’un projet, non d’une loi.

CSDDD : reportée et élargie de manière restrictive — pas abrogée

Au niveau européen, la directive sur les chaînes d’approvisionnement (directive (UE) 2024/1760) a été ajustée par la directive modificative (UE) 2026/470 : la transposition en droit national est prévue d’ici le 26 juillet 2028, et les obligations s’appliquent à compter du 26 juillet 2029. Dans le même temps, le champ d’application a été considérablement restreint — sont concernées les entreprises de plus de 5 000 salariés et de plus de 1,5 milliard d’euros de chiffre d’affaires. Deux conséquences sont décisives pour la planification : premièrement, de nombreuses entreprises de taille moyenne sortent du champ d’application direct — mais restent indirectement obligées en tant que fournisseurs de grandes entreprises, car la diligence de celles-ci les atteint à travers la chaîne. Deuxièmement, le temps gagné est un délai de transposition, pas un laissez-passer : quiconque veut être un fournisseur viable en 2029 ne commence pas à construire des processus en 2028.

Pourquoi démanteler votre screening aujourd’hui serait la voie la plus coûteuse

La tentation est compréhensible : moins de rapports, moins d’amendes, donc moins d’efforts de screening. Ce calcul néglige trois points — et sous-estime à quel point les obligations de diligence des grands acheteurs atteignent votre propre chaîne d’approvisionnement par le biais de clauses contractuelles. Premièrement, les obligations matérielles du LkSG persistent — une analyse des risques sans données fournisseurs robustes n’en est pas une. Deuxièmement, d’autres régimes exigent de toute façon la même méthodologie de screening : la conformité aux listes de sanctions s’applique indépendamment du LkSG, et dans le secteur financier s’y ajoutent des obligations propres aux tiers. Troisièmement, les processus de screening, l’accès aux données et les routines de documentation une fois démantelés ne peuvent pas être restaurés d’un simple bouton en 2028 — la reconstruction coûte alors un budget de projet sous pression de temps. Sur la distinction entre les modèles de screening, voir Contrôle ponctuel ou surveillance continue ; sur la vérification des personnes externes et des intérimaires, voir Managers intérimaires, consultants, prestataires de services.

Conduite recommandée : consolider plutôt que démanteler

Utilisez l’allègement pour rationaliser votre screening des tiers — pas pour l’interrompre. Concrètement : premièrement, maintenez l’analyse des risques et le screening des fournisseurs à leur niveau actuel et continuez à documenter, même sans obligation formelle de rapport — la documentation est votre preuve en cas de violation grave. Deuxièmement, hiérarchisez sur une base de risque : fournisseurs critiques, nouveaux partenaires commerciaux et pays à haut risque en premier. Troisièmement, contrôlez de manière structurée selon des catégories définies — bénéficiaires effectifs ultimes (UBO), listes de sanctions, données de registres, médias négatifs — et consignez l’occasion, le périmètre, les sources et le résultat de chaque contrôle afin qu’un tiers puisse retracer la décision. Quatrièmement, suivez le processus législatif en cours : seul le texte promulgué crée la sécurité juridique sur la forme définitive de la réforme. Indicium livre à cette fin des rapports vérifiables sur les entreprises et les personnes, avec sources datées et examen final humain (art. 22 RGPD), dès 79 € par rapport. Les panoramas sectoriels montrent quelle profondeur de screening convient à votre secteur — ou rendez-vous directement à une démo.

Cet article fournit des informations générales et ne constitue pas un conseil juridique.

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